mercredi 22 décembre 2010

L'heure du cru (roman de Azza Filali)



Je dois reconnaître une grande qualité à ce roman : il est bien écrit. Mais voilà justement ce qui pèche : en cherchant la perfection de la langue, Azza Filali est peut-être passé à côté de quelque chose d'essentiel, à savoir garder son lecteur jusqu'au bout.

Car chez elle, le plaisir de la langue est certain, mais encore faut-il aimer ce vocabulaire recherché et avoir un dictionnaire à portée de main. De plus, bien que ayant lieu à Tunis, L'heure du cru aurait pu très bien se passer à Paris ou à Bengalore. J'ai eu l'impression que le récit vole au-dessus de la réalité des personnages, sans jamais l'atteindre. Pour s'en rendre compte, il faut essayer de traduire les dialogues en arabe tunisien (langue dans laquelle ils sont censés se dérouler). Cela donne un résultat assez invraisemblable.

L'intrigue raconte la fugue d'un adolescent et la panne littéraire d'un écrivain. Le croisement des deux destins a de quoi bousculer certaines vies rangées autour d'eux...

Notons enfin, une excellente édition, très soignée, de la maison elyzad.

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