mardi 7 août 2012

Nietzsche par Gilles Deleuze (essai de Gilles Deleuze)




Comment pénétrer le monde philosophique de Friedrich Nietzsche sans être rebuté par sa complexité ?

Réponse : en commençant par une excellente introduction comme le petit livre de Gilles Deleuze.

Deleuze explique avec des termes simples les grands concepts nietzschéens permettant de lire avec plus d'aisance des oeuvres monumentales comme "Ainsi parla Zarathoustra". Le tout est agrémenté de longues citations prises dans l'oeuvre du philosophe allemand. 

Beaucoup ont mal compris Nietzsche, y compris le régime nazi d'Hitler qui interprétait les concepts à sa guise. Ainsi, la volonté de puissance est devenue dans l'idéologie nazie la volonté de dominer les autres. Faux, nous dit Deleuze. Cette interprétation se trouve être aux antipodes de la pensée nietzschéenne. 

Notons que le livre de Deleuze a été, lui aussi, sujet aux critiques qui lui ont reproché une exégèse subjective du grand philosophe. N'empêche, pour un débutant, c'est une excellente porte d'entrée...

samedi 4 août 2012

Stupeur et tremblements (roman d'Amélie Nothomb)



Le père d'Amélie Nothomb était diplomate belge en Asie. Amelie a vécu sa petite enfance au Japon et de croyait japonaise, jusqu'au jour où ses parents emménagent en Chine.

Très attachée au Japon et sa culture, Amélie y revient au début de sa vie d'adulte pour y tenter sa chance dans une entreprise. C'est cette aventure qu'elle raconte dans stupeur et tremblements. Une année de dégringolade vers le fond de l'échec professionnel, teintée par le choc civilisationnel avec un japon certes moderne mais différent de l'occident. En même temps que l'échec dans le monde de l'entreprise, une réussite se profile... Celle d'Amélie Nothomb l'écrivain...

mercredi 1 août 2012

Mercure (roman d'Amélie Nothomb)


Roman composé principalement de dialogues, il raconte la double histoire d'une fille séquestrée sur une île par un vieux monsieur, qui dit l'aimer et vouloir la protéger des regards des autres. Fille défigurée, désespérée et triste, qui refuse elle-même de sortir de sa réclusion. L'histoire se répète 2 fois, sauf que la 2ème fois une infirmière est là pour tenter de faire quelque chose...

La fin alternative que donne l'auteur, bien qu'elle soit aussi vraisemblable que la fin officielle, confère un caractère artificiel à l'intrigue et lui fait perdre en intensité. Au-delà, cela reste un roman fidèle au style et au talent d'Amélie Nothomb. Un bon roman d'été...

dimanche 29 juillet 2012

Le sabotage amoureux (roman d'Amélie Nothomb)


Un groupe d'enfants rejoue la deuxième guerre mondiale dans une arrière cour d'un ghetto pour blancs, dans une ville chinoise. Amélie, âgée de 7 ans, mène le combat sur plusieurs fronts : le front de la guerre et celui de l'amour, du haut de son cheval.

Délicieux roman, une ode à l'enfance, où la jeune Amelie Nothomb raconte comment elle a vécu en Chine apres avoir passé ses premières années d'enfance au Japon. Un roman d'été plein de légèreté...

jeudi 26 juillet 2012

Hygiène de l'assassin (roman d'Amélie Nothomb)


Il s'agit du premier roman d'Amélie Nothomb, sorti en 1992.

Un écrivain octogénaire accepte, à deux mois de son décès annoncé pour cause de cancer, de rencontrer quelques journalistes pour des interviews. Les 4 premiers journalistes sortent de l'entrevue vaincus par la mauvaise foi de Prétextat Tach. Seule la dernière journaliste, seule femme au bataillon, arrive à déstabiliser le vieil homme. Ses vieux démons surgissent...

Amélie Nothomb a marqué une entrée fracassante dans le monde littéraire. Il n'est pas impossible d'y voir un signe : Prétextat Tach disparaît et transmet son immense talent à la jeune fille prodige...

mercredi 25 juillet 2012

Reprise


Ecrire, lire, écouter, voir, vivre, aimer... et mourir.

Ce blog reprend du service après une année d'inactivité...

jeudi 4 août 2011

Lilith


Un jeune homme doit faire particulièrement attention au moment du crépuscule. Car ce moment est celui que choisit Lilith pour sortir des Abîmes et se montrer à lui. Alors, ravagé par un désir sans fond, le jeune homme est en proie à la tentation de cette femme sauvage qui n'a pas été créée de la côte d'Adam. Il la suit jusqu'au fond des Enfers où un feu ardent lui consume le coeur.

mardi 2 août 2011

La vie résumée en dix mots

image : http://www.thetiledesigncompany.co.uk/page%20007.htm


Les Anciens avaient résumé la vie en 10 mots. Hippocrate avait tout compris. Deux milles ans après, rien n'a changé sous le soleil.

Ars longa,
vita brevis,
occasio praeceps,
experimentum periculosum,
iudicium difficile.  

Ce qui peut être traduit par :


Art long,
vitalité brève,
occasion précipitée,
expérimentation périlleuse,
jugement difficile.

dimanche 31 juillet 2011

quiet clean girls in gingham dresses ... (poème de Charles Bukowski)




all I've ever known are whores, ex-prostitutes,
madwomen. I see men with quiet,
gentle women ­ I see them in the supermarkets,
I see them walking down the streets together,
I see them in their apartments: people at
peace, living together. I know that their
peace is only partial, but there is
peace, often hours and days of peace.

all I've ever known are pill freaks, alcoholics,
whores, ex-prostitutes, madwomen.

when one leaves
another arrives
worse than her predecessor.

I see so many men with quiet clean girls in
gingham dresses
girls with faces that are not wolverine or
predatory.

"don't ever bring a whore around," I tell my
few friends, "I'll fall in love with her."

"you couldn't stand a good woman, Bukowski."

I need a good woman. I need a good woman
more than I need this typewriter, more than
I need my automobile, more than I need
Mozart; I need a good woman so badly that I
can taste her in the air, I can feel her
at my fingertips, I can see sidewalks built
for her feet to walk upon,
I can see pillows for her head,
I can feel my waiting laughter,
I can see her petting a cat,
I can see her sleeping,
I can see her slippers on the floor.

I know that she exists
but where is she upon this earth
as the whores keep finding me?


Charles Bukowski
Love is a dog from hell

vendredi 29 juillet 2011

Frida (film de Julie Taymor)




"Frida" est un film qui retrace la vie de Frida Kahlo, artiste peintre mexicaine. C'est un beau film, avec une fin triste. Frida était prisonnière de son corps malade et mutilé. Mais ça ne l'a pas empêché de vivre pleinement sa vie. Elle était bisexuelle, avait des aventures avec plein de gens... Le jour où elle s'est mariée avec l'amour de sa vie, Diego, c'était en connaissance de cause : Diego ne pouvait vivre sans aventures sexuelles. "C'est physiologique", disait-il. "Mon ami médecin me l'a confirmé, j'y peux rien". Quand il revient d'une aventure, Diego dit : "je n'ai fait que baiser, je mets plus d'affection dans une poignée de main".
 
Au-delà des histoires de sexe, le film raconte l'histoire de Frida, la femme qui vivait dans un corps éternellement malade. Ses œuvres dépeignent la solitude humaine face à la douleur. J'ai vu en elle une sorte de naïveté enfantine, cela se voit dans les titres de ses tableaux. Elle se défendait de peindre "sa réalité", et ne trouvait pas ce qu'elle faisait à proprement dit "surréaliste".
 
"Ils pensaient que j'étais une surréaliste, mais je ne l'étais pas.
Je n'ai jamais peint de rêves, j'ai peint ma réalité."

jeudi 28 juillet 2011

Destin



« Ce qu'on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l'extérieur comme un destin »

Carl Gustav Jung, 1875-1961
Fondateur de la psychologie analytique

mercredi 27 juillet 2011

L'écriture contre l'oubli



"Avant même d’avoir préparé nos bagages et entrepris les trois heures de route vers le New Jersey, je savais qu’il me faudrait écrire à propos de mon père. Je n’avais pas de projet, aucune idée précise de ce que cela représentait. Je ne me souviens même pas d’en avoir pris la décision. C’était là, simplement, une certitude, une obligation qui s’était imposée à moi dès l’instant où j’avais appris la nouvelle. Je pensais : Mon père est parti. Si je ne fais pas quelque chose, vite, sa vie entière va disparaître avec lui."

Paul Auster, L'Invention de la solitude

lundi 25 juillet 2011

Devenez durs !



Pourquoi si dur ? - dit un jour au diamant le charbon de cuisine ; ne sommes-nous pas proches parents ? » « Pourquoi si mous ? O mes frères, je vous le demande, moi : n'êtes-vous donc pas - mes frères? Pourquoi si mous, si fléchissants, si mollissants ? Pourquoi y a-t-il tant de reniement, tant d'abnégation dans votre cœur ? Si peu de destinée dans votre regard ? Et si vous ne voulez pas être des destinées, des inexorables : comment pourriez-vous un jour vaincre avec moi ? Et si votre dureté ne veut pas étinceler, et trancher, et inciser : comment pourriez-vous un jour créer avec moi ? Car les créateurs sont durs. Et cela doit vous sembler béatitude d'empreindre votre main en des siècles, comme en de la cire molle, - béatitude d'écrire sur la volonté des millénaires, comme sur de l'airain, - plus dur que de l'airain, plus noble que l'airain. Le plus dur seul est le plus noble. Ô mes frères, je place au-dessus de vous cette table nouvelle : DEVENEZ DURS !

Le crépuscule des Idoles et Ainsi parlait Zarathoustra, III, des vieilles et des nouvelles tables, 29.

Amy Winehouse


C'était en novembre 2009. Je me baladais seul sur l'un des ponts du fleuve Guadalquivir, à Séville, lorsqu'un graffiti sur le bord du trottoir a retenu mon attention. Il s'agissait d'une image de la chanteuse anglaise Amy Winehouse et d'une inscription de son nom et prénom. Amy était devenue une légende bien avant de mourir un certain 23 juillet 2011.

Rest In Peace, Amy.